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(Rediff) Edmond Locard : Fleurs de bousilles

Edmond Locard (Saint-Chamond 1877 – 1966) a fondé le premier laboratoire de police scientifique à Lyon en 1910. C’est le père fondateur de la criminalistique (forensic sciences) qui a servi d’expert auprès de la police française, puis de ce qui allait devenir Interpol. Après des études de droit, il soutient une thèse médicale en 1902 sur La médecine légale sous le grand roy. À partir de cela, il est attiré par la recherche de preuves scientifiques. Élève d’Alexandre Lacassagne, Locard a aussi travaillé de concert avec les autres grands pionniers de la police scientifique, notamment Rodolphe Archibald Reiss, de l’Université de Lausanne. Il introduit la dactyloscopie à Lyon (étude des empreintes digitales) parallèlement aux méthodes de Bertillon (anthropométrie).

En janvier 1910, il crée l’ancêtre du laboratoire de police dans les combles du Palais de justice de Lyon, permettant l’identification des criminels et résout en novembre de la même année sa première enquête grâce à la dactyloscopie, douze ans après la première identification dactyloscopique réalisée par Bertillon. En 1910, le Laboratoire de Police scientifique est créé. Il applique aux problèmes policiers les principes des recherches scientifiques de la médecine légale : balistique, toxicologie, identification des écritures. Locard a rédigé Le Traité de Police Scientifique en 7 volumes.

Cet ouvrage propose une méthodologie de cette nouvelle science et sert même à l’heure actuelle de base à tous les laboratoires de police scientifique du monde. Ce traité comprend une étude détaillée de l’enquête criminelle, la recherche des empreintes et des traces, les preuves de l’identité, l’expertise des documents écrits et la recherche des falsifications. Edmond Locard avait également d’autres centres d’intérêt, en qualité de critique d’opéra, grand défenseur du théâtre de Guignol lyonnais et auteur d’un Manuel du philatéliste. Ecrivain et journaliste à ses heures, il publia de nombreux articles dans des périodiques lyonnais et en particulier dans Le Mois à Lyon de son ami Marcel E. Grancher, ainsi que quelques titres aux Editions Lugdunum, mais également Payot, Rieder ou encore Gallimard. La dix-huitième promotion de commissaires de police issus de l’école nationale supérieure de la police, entrés en fonction en 1967, porte son nom, ainsi qu’une rue du cinquième arrondissement de la ville de Lyon.

Source : Photographie “Fleurs de Bagne”


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