20/10/2011 – NOVOLyon – Le constat est simple : depuis 30 ans, à mesure que les groupes ultras présents dans les tribunes populaires endaient à l’apolitisme (« non-engagement politique »), les tribunes présidentielles étaient prises d’assaut par des politiciens soucieux de transformer les stades en vitrine politique. Constat.
Longtemps pointées du doigt pour leurs débordements et leurs provocations, les tribunes lyonnaises, stéphanoises et grenobloises jouent désormais la carte de la neutralité politique, préférant faire profile bas face à des lois liberticides qui font de chaque ultra une possible victime de l’arbitraire. Leur maître mot est désormais : « pas de politique dans le football ». Dans le même temps et à l’inverse des groupes ultras, les tribunes présidentielles sont devenues des lieux d’affrontements politiques. De manière plus feutrée et de façon beaucoup plus insidieuse, la politique est entrée dans les stades par la grande porte.
On a donc assisté cette semaine à deux évènements symptomatiques de cette vraie politisation des tribunes : la présence du vainqueur des primaires socialistes, François Hollande, au côté du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb pour assister au match Real de Madrid – Olympique Lyonnais, et l’annonce par Jérémie Janot, le gardien de but de l’ASSE, de son engagement au MoDem de François Bayrou.La Droite comme la Gauche cherchent désormais à tirer la couverture médiatique et populaire d’un sport qu’elles ont longtemps ignoré.
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