Ultima : histoire d’un fabricant de moto fier de sa ville ! » :: Novopress.info Lyon


Ultima : histoire d’un fabricant de moto fier de sa ville !

Les origines

Le point de départ d’Ultima remonte au 6 avril 1906, où une demande de brevet est déposée par Francisque Croizier Deronzière. Ce monsieur était un artisan mécanicien de la Croix-Rousse (un quartier de Lyon). Son brevet concernait une “disposition nouvelle des organes moteurs pour motocycles”. En fait, c’était un moteur s’installant dans le cadre d’une bicyclette, et disposant d’un allumage par magnéto à rupteur. F. Croizier Deronzière construit donc des BMA dans son petit atelier : c’est “C. Deronzière et compagnie”, au 8, rue Dumont d’Urville, Lyon 4e. Il a quelques succès en compétition avec ses machines, mais fait faillite. Il vend alors son brevet en 1908 à Eugène Billion, qui fondera plus tard la marque Ultima.

Eugène Billion fabrique des moteurs selon le brevet Deronzière, mais il les améliore en brevetant des “perfectionnements”. Il vend ses moteurs à la Manufacture Lyonnaise de Motocyclettes Deronzière, créée par M. Cumin-Michelin, en 1908. Le modèle fabriqué par la MLMD est une moto légère équipée d’un moteur de 232 cm3, avec soupape d’admission automatique, et soupape d’échappement latérale commandée. Avec les années, le modèle en question évoluera : il passera à 249 cm3 en 1911 et à 283 cm3 en 1913. Des modifications de la partie cycle interviendront aussi, par exemple pour abaisser le centre de gravité. Cette machine sera commercialisée également sous la marque Rupta (à cause de l’allumage par rupteur) par la célèbre Manufacture d’Armes et de Cycles de Saint-Etienne, par la modeste Manufacture Spéciale d’Armes Fines et Cycles R.P.F. (Rivolier, père et fils), et sous la marque “Superior” par la société “Thimonier et Cie”, fabricant de machines à coudre à Lyon.

En 1914 apparaît la première Ultima : c’est une motocyclette semblable aux Deronzière, mais dont le moteur a une soupape d’admission culbutée et un allumage classique par magnéto HT. La société Deronzière, de son côté, connaît des difficultés. Elle change de main pour être finalement dissoute en 1919 et rachetée par E. Billion. Le constructeur de moteurs est maintenant un vrai constructeur de motos. Il fabrique pratiquement tout ce qui compose ses machines, et cette politique va perdurer jusqu’à la disparition de la marque. Ce cas est très particulier dans l’histoire de l’industrie de la moto, puisqu’il existait depuis les origines jusqu’à l’effondrement des années 60, une multitude de constructeurs qui étaient en fait des assembleurs. Ils construisaient un cadre, et le complétaient par ce que d’innombrables sous-traitants mettaient sur le marché : moteurs et boîtes de vitesses (séparées), réservoirs, roues, fourches, freins, carburateurs, commandes, électricité, etc. Ultima ne sous-traitait que la fonderie, mais en assurait l’usinage, et les magnétos d’allumage. Néanmoins, la complexification constante des motos fit que les derniers modèles utilisaient des réservoirs Motaz, des poignées Saker, des phares Ducellier ou Marchal, et d’autres éléments disponibles sur le marché. Pour lire la suite de l’histoire d’Ultima, cliquez ici. 

Armoiries de la ville de Lyon

Il semble que les Ultima aient souvent porté une décalcomanie particulière : les armoiries de la ville de Lyon. Il a été trouvé au moins une moto avec un blason composé, déposé sur le garde-boue arrière d’une F125 de 1956, au dessus de la plaque d’immatriculation.

Novopress.info
Partager cet article
bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark
Novopress.info

Articles liés

Culture Les derniers articles