
Nadja Nouioua-Khoudri devait être expulsée le 7 octobre avec ses deux enfants de 8 ans et 11 ans vers l’Algérie. Son malaise à l’aéroport de Marseille empêcha son expulsion, elle fut donc ramenée avec sa famille par une voiture de police à son domicile. Le tribunal administratif a examiné mardi matin son recours. Nadja Nouioua-Khoudri a trouvé l’argument imparable : « mes enfants ont commencé leur maternelle ici. Je ne demande pas d’argent, mais seulement qu’ils puissent faire leurs études ici. Mon père et mon grand père ont fait la guerre. Je voudrais que la France puisse rendre, par ce geste« .
Nadja Nouioua-Khoudri avait été la première interpellée dans le Rhône suite à un refus de régularisation dans le cadre de circulaire Sarközy. Il a donc fallu deux mois pour que la police nationale agisse à l’encontre d’une clandestine dans le Rhône. Cette première action s’est soldée par un piteux échec pour le ministère de l’Intérieur. Les magistrats renderont leur décision dans 15 jours.