Au nom de la lutte contre la grippe A, on habitue l’opinion publique a l’implantation de puce électronique dans ou sur les individus. Les élèves d’une école primaire de l’agglomération lyonnaise viennent d’en faire l’expérience. Durant deux jours, une équipe de physiciens et médecins ont équipé de puces électroniques 241 élèves et 10 institutrices d’une école primaire pour enregistrer leurs moindres interactions et mouvements !
Les puces RFID (permettant la radio-identification), ont été placés par un cordon sur la poitrine des enfants, et ont enregistré tous leurs contacts proches durant leur journée en classe. « La grippe A est un bon prétexte mais on peut étudier avec cela d’autres maladies infectieuses« , explique Philippe Vanhems, du service d’hygiène hospitalière. Ainsi, un programme similaire va être lancé,selon Libélyon, aux Hospices civils de Lyon pour mesurer les risques de propagation des maladies nosocomiales. Des capteurs vont être installés non seulement sur les personnels, mais aussi sur les patients, et à des endroits stratégiques comme par exemple les bouteilles de gel hydroalcoolique sur les portes.